Engagé pour que cette crise n’impacte en rien l’essor de l’apprentissage, le Groupe Adecco France entend maintenir son objectif – 7500 alternants fin 2020 – et rappelle que les jeunes ne sont pas une « variable d’ajustement ». Il continuera à accompagner et professionnaliser cette « génération Covid », celle des travailleurs de demain, pour qu’elle ne soit pas sacrifiée. C’est donc avec l’agilité que l’on prête aujourd’hui aux start-ups que le Groupe Adecco France – 9 000 collaborateurs permanents, 130 000 intérimaires délégués par semaine et 50 000 entreprises clientes – s’est engagé pour protéger l’emploi de ses collaborateurs et intérimaires, d’aujourd’hui et de demain. Le Groupe Adecco France a fait le choix de lancer divers programmes de formation et de validation des acquis d’expérience (VAE) pour ses collaborateurs permanents, salariés intérimaires et CDI intérimaires. Plus de 150 personnes sont en train de valider un diplôme grâce à ce dispositif. Les salariés et intérimaires qui sont soutenus face aux difficultés de la crise grâce à une cellule d’urgence sociale, sont également accompagnés dans l’adaptation à un nouvel environnement sanitaire et sécurisé. 

Une enquête réalisée auprès de Jean-François Connan, Directeur Responsabilité et Innovation Sociale et Stéphane de Miollis, Directeur de la Communication et Directeur Stratégie et Transformation du Groupe

 

« Le Groupe Adecco France, c’est 9 000 collaborateurs permanents, 130 000 intérimaires délégués par semaine et 50 000 entreprises clientes : il s’agissait de protéger tout notre écosystème ». La première décision du leader des ressources humaines a été de protéger la santé des 9 000 collaborateurs permanents en fermant toutes ses agences. La deuxième mesure a été de basculer en télétravail. Cela a été réussi en une semaine grâce au service informatique. Quelques collaborateurs ont fait preuve d’initiatives atypiques en embarquant leur ordinateur fixe sous la bras : « On parle de l’agilité des start-up mais on s’aperçoit finalement qu’un grand Groupe comme le nôtre a réussi à s’adapter à 100% en une semaine ». La troisième étape a consisté à protéger les emplois, notamment en utilisant les amortisseurs mis en place par le gouvernement. Au sein du Groupe, cela s’est traduit par la mise en place de l’activité partielle pour de nombreux collaborateurs, l’activité pour la majorité des business units du Groupe ayant chuté de 50 à 85%. Son domaine d’action a permis au Groupe d’avoir rapidement une vision sur la santé de nombreux secteurs économiques, comme le BTP notamment et l’entreprise a su s’adapter selon les secteurs. Une cellule de crise mise en place dès le 3 mars a permis d’anticiper la transformation du marché de l’emploi. Chaque jour, depuis maintenant deux mois, une équipe composée d’une cellule transversale et du Comité de direction se réunissent pour aborder les sujets liés à la crise et mettre en place – dans cette organisation nouvelle – tous les outils disponibles pour favoriser les bonnes pratiques de l’entreprise. D’autre part, les messages entre la Direction et les collaborateurs sont transmis avec réactivité grâce, notamment, à un dispositif de question/réponse ayant reçu, après deux mois d’utilisation, près de 10 000 requêtes.

 

Une gestion de crise cohérente avec les valeurs de l’entreprise

Depuis deux semaines, le Groupe, fidèle à ses convictions et aux valeurs qu’il prône depuis de nombreuses années, se prépare à la reprise « même si nous ignorons combien de temps durera cette étape ». Le Groupe Adecco France a ainsi équipé ses agences de marquages au sol, de vitres en plexiglass dans les bureaux et de gels hydroalcooliques mis à disposition de chacun. Si l’entreprise possédait une réserve de masques FFP2, ceux-ci ont été distribués aux agences régionales de santé (ARS). Pour son utilisation interne, le Groupe a privilégié des masques lavables et réutilisables dans le respect d’une démarche écocitoyenne. Le Groupe a cherché à être cohérent avec sa culture d’entreprise, sa philosophie et sa volonté d’agir sur la partie sociale. Déjà très investi dans le domaine de l’inclusion, le Groupe Adecco France s’est tourné vers les acteurs du projet « Résilience », solution locale et inclusive initiée par Thibaut Guilluy, Haut-commissaire à l’inclusion dans l’emploi et à l’engagement des entreprises, permettant aux entreprises d'insertion et du secteur du handicap de se mobiliser pour accroître la production de masques de protection. « Ils nous ont très vite proposé de travailler avec eux, nous étions l’une des premières entreprises à accompagner ce projet ». Le Groupe a donc commandé 350 000 masques afin d’équiper ses collaborateurs mais aussi ses intérimaires.

La Fondation du Groupe a rapidement débloqué la totalité de ses fonds pour fournir des masques à différentes structures d’urgences sociales comme Emmaüs ou La Croix Rouge et permettre à des structures de l’économie sociale et solidaires (ESS) de distribuer des repas à des personnes en grande précarité. Tous les collaborateurs en activité partielle ou en intermission ont été encouragés à agir bénévolement pour les populations les plus fragiles.

 

Faire progresser les collaborateurs

L’entreprise a lancé des programmes de formation et de validation des acquis d’expérience (VAE) pour ses collaborateurs. Les salariés placés en activité partielle peuvent désormais suivre des formations quel que soit leur domaine d’activité : « Plus de 150 personnes sont en train de valider un diplôme grâce à ce dispositif ». L’entreprise a aussi mené une enquête pour mieux comprendre la situation de ses collaborateurs. A la suite de cette démarche, elle a créé une cellule d’urgence sociale qui conseille et accompagne les salariés en difficulté. « Chaque personne est accompagnée individuellement, qu’il s’agisse d’un manager confronté à certaines problématiques de gestion en temps de crise ou bien d’un salarié se trouvant dans une situation de précarité ou ayant des soucis de logement par exemple. Plus de 200 cas ont déjà été traités ».

Le Groupe Adecco France prépare également son personnel à s’adapter à un nouvel environnement sanitaire et sécurisé. « Nous formons des collaborateurs, d’abord par du e-learning, des classes virtuelles, puis par des Actions de Formation en Situation de Travail (AFEST) pour qu’ils deviennent référents Covid ». Chaque équipe aura un ou plusieurs collaborateurs référents ayant parfaitement intégré les nouvelles normes à respecter. Ces personnes accompagneront leurs collègues durant les heures de travail. « Nous voyons un réel engouement de nos équipes à participer à ce genre de projet de formation ».  

Enfin, le projet Humando, poursuit sa mission : ouvrir le monde du travail à ceux qui en sont écartés. « Nous accompagnons plus de 9 000 travailleurs par an » nous indique son président, Jean-François Connan. L’impact de ce réseau a été questionné durant la crise du Covid-19 : « Comment accompagner nos intérimaires lorsqu’ils ne sont pas en mission ? ». Humando propose un suivi individuel de ses intérimaires grâce aux réseaux sociaux : « On réinvente des outils qui relèvent plus des réseaux sociaux personnels que professionnels ».

 

Orienter vers les métiers en pénurie de main d’oeuvre

Le Groupe Adecco France a constaté que beaucoup de travailleurs de secteur comme le BTP ou l’entretien sont plus motivés par le salaire et la reconnaissance sociale que par la tâche accomplie. « À partir de là, nous nous sommes dit que ces domaines étaient des supports mais que beaucoup de ces salariés pourraient aussi travailler dans le secteur agricole, dans la vente, etc. Cela pose la question de l’accompagnement vers de nouvelles activités : Comment, par exemple, nous pourrions accompagner certains intérimaires vers des métiers en pénurie de main d’œuvre ou que la France pourrait réintégrer sur son territoire ? ». Pour relever ce défi, le Groupe Adecco France a développé depuis trois ans les Pôles de compétences partagées, réunion de cinq à dix entreprises d’un même secteur d’activité, pour lesquelles le Groupe Adecco France s’engage, dans le cadre d’un partenariat, à mettre à disposition un Groupe de cinquante à cent collaborateurs embauchés en CDI intérimaire. Cette initiative, mise en place dans chaque région, répond aux besoins actuels mais aussi futurs des entreprises grâce à un parcours de formation personnalisé.

 

Soutenir l’apprentissage et les contrats professionnels

Le Groupe Adecco France se mobilise pour que la crise économique et sanitaire ne débouche pas sur une crise sociale. Le Groupe est très attentif à l’avenir de l’apprentissage, des contrats professionnels qui connaissent une formidable progression « après 15 ans de dégringolade ». La crise ne doit nullement décourager les jeunes de choisir cette voie prometteuse. « Il ne faut, en aucun cas, rompre la promesse que nous avons faite aux jeunes ». Christophe Catoir, Président du Groupe Adecco France et Europe du Nord, ne cesse de marteler que les jeunes ne sont pas une « variable d’ajustement ». Le Groupe Adecco France est déterminé à maintenir ses objectifs de 7 500 alternants fin 2020.

Les stages sont également essentiels pour valider la première étape d’une intégration réussie en entreprise. « Nous avons peur que le premier réflexe de nos collaborateurs, des entreprises soit, dans l’après-crise, de prendre moins de stagiaires que d’habitude. Quelle image nous donnerions aux jeunes en faisant ça ? » s’alarment les Directeurs de départements du Groupe Adecco France.

Si le taux de chômage diminuait jusqu’à présent, « il semble assez facile d’affirmer que la crise sanitaire actuelle viendra modifier la courbe ». Un changement que le Groupe Adecco France prend au sérieux. « Comment va se sentir un chômeur de longue durée face à cette réalité ? L’État et les entreprises doivent obligatoirement soutenir l’insertion de tous au sein de notre société. Il ne faut pas qu’une « génération Covid » soit sacrifiée, il faut l’accompagner, la professionnaliser puisqu’elle sera la génération des travailleurs de demain ».

La crise a pu rappeler certaines distorsions au sein même de la population française. En effet, si certains collaborateurs ont vu leur activité se maintenir, sans devoir prendre les transports en commun, d’autres ont vu leur situation professionnelle changer en peu de temps ou ont dû continuer à exercer dans un contexte sanitaire difficile. « Il faut veiller à ce que la santé soit égale pour tous, il est de notre devoir de conserver cet équilibre et de ne pas créer de différences entre les populations ».

 

Repenser l’Entreprise dans l’après-crise

La crise a permis de nombreuses réflexions sur la fonction RH en entreprise avec notamment le sujet de la santé en entreprise. « Il faut rassurer les collaborateurs, que chacun ait confiance pour revenir travailler au bureau ». Toutes les parties prenantes doivent être impliquées sur ce point. Et qu’en est-il du télétravail qui a conquis de nombreuses entreprises ? « Il faudra définir ces nouvelles modalités de travail, là encore liées à la confiance entre les collaborateurs et l’entreprise ». Enfin, comment évoluera l’empreinte immobilière des entreprises ? Donnera-t-elle lieu à une redistribution de nouveaux lieux de travail ? Comment seront les interactions professionnelles dans l’après-Covid ? « Il faut aussi repenser le rôle du manager dans ce genre de période : plus les interactions sont digitales, plus le rôle de ce dernier est essentiel dans la santé et l’activité des équipes ».

 

 

Jean-François Connan, Directeur Responsabilité et Innovation Sociale du Groupe Adecco France

Stéphane de Miollis, Directeur Stratégie et Transformationet Directeur de la Communication du Groupe Adecco France

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