À la croisée des Chemins – invitation pour le 26 juin

Dès la première Quotidienne des Entreprises En Action, nous avons reçu des témoignages forts de la part d’entreprises de toutes tailles. Je me souviens en particulier du message de la dirigeante d’une pâtisserie, qui nous disait le 23 mars : « Nous n’avons pas droit au chômage partiel car notre métier [rattaché à la boulangerie] est considéré comme nécessaire par le gouvernement. Or nous ne vendons que des gâteaux. » En l’absence de demande pendant la période du confinement, cette entrepreneuse redoutait le pire : « Toutes nos entreprises sont en train de s’effondrer et personne ne nous entend. Si notre témoignage pouvait être entendu et aider ! »

J’aimerais rendre hommage à cette femme d’entreprise, en espérant que sa pâtisserie a pu adapter sa production le temps de l’épidémie, et en sortir avec la capacité de redémarrer.

Cependant, soyons conscients que cette crise ne s’arrête pas avec le déconfinement, pas plus qu’elle n’a été réglée avec les mesures d’urgence telles que le chômage partiel ou les prêts garantis par l’État. D’une part parce que toutes les entreprises n’ont pas pu en bénéficier de manière homogène. D’autre part parce qu’une anesthésie, même totale, n’a jamais guéri personne.

Le réveil promet d’être rude, avec de fortes disparités selon les secteurs et les typologies d’entreprises. Les plans d’aide massifs qui commencent à être annoncés pour différents secteurs prendront-ils en compte cette pâtisserie ? Sera-t-elle en mesure de rembourser les lignes de trésorerie dont elle a pu avoir besoin pour attendre la reprise ? La survie de dizaine de milliers d’entreprises, à son instar, est menacée, et les emplois qui vont avec.

Pour les entreprises, il n’est donc pas encore temps de philosopher sur le monde d’après, mais de gérer le « monde d’avec » : ce monde que nous allons connaître pendant plus d’une année sans doute, dans lequel la productivité des entreprises sera amoindrie par les contraintes sanitaires et le redémarrage progressif des chaînes production, d’approvisionnement et de consommation. Dans lequel la charge de la dette sera plus forte et la rentabilité moindre. Dans lequel des choix devront être faits, avec des impacts forts sur la stratégie et l’emploi.

Cependant, l’urgence économique ne doit pas nous conduire à arbitrer toutes les améliorations de modèle qui étaient en cours avant le Covid-19, comme si la responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE), la modernisation des modes de travail, la rénovation des relations humaines étaient un luxe réservé aux jours fastes.

C’est en fait tout l’inverse. Nous n’étions pas en train de dépenser, mais d’investir, et nous étions sur la bonne voie. La crise issue du Covid-19 achève de nous dévoiler un monde plus dur, plus conflictuel et dans lequel les entreprises sont des repères d’importance croissante pour les citoyens, et plus seulement pour les travailleurs et les consommateurs. C’est donc maintenant plus que jamais que les entreprises doivent achever d’intégrer la mutation du capitalisme et du libéralisme qu’elles pratiquent.

L’Institut de l’Entreprise demeurera le compagnon de route de celles et ceux qui travaillent à un redressement économique privilégiant l’équilibre entre les parties prenantes.

Pour accompagner cette dynamique, je vous propose de rejoindre le programme des Chemins de la Confiance. Consacré à l’intégration de la RSE dans les objectifs stratégiques des entreprises, ce programme se matérialisera notamment par des ateliers de partage et de co-construction entre pairs, chacun ayant vocation à porter sur l’une des fonctions de l’entreprise (ex. : RH, Finances, Achats, Risques, etc.) et son évolution à horizon 2030.

Piloté par un comité d’entreprises issues de tous les secteurs économiques, présidé par Bernard Gainnier, Président de PwC France et Maghreb, ce projet est mené en partenariat avec la FNEGE (Fondation Nationale pour l'Enseignement de la Gestion des Entreprises), qui mobilisera l’expertise académique pour chaque dimension de l’entreprise et pour la RSE, et prendra également appui sur les associations professionnelles de référence concernant les grandes fonctions de l’entreprise.

Ainsi, c’est avec l’ANDRH (Association Nationale des DRH) que nous vous convions au premier atelier des Chemins de la Confiance, le 26 juin prochain à Paris, sur la fonction des ressources humaines et ses mutations à horizon 2030.

Je vous invite à prendre contact avec nous (ici) en vue de faire participer votre entreprise à la première rencontre de ce cycle de travail, ainsi qu’aux suivantes. Le nombre de places étant limité, votre participation doit nécessairement faire l’objet d’une confirmation de notre part.

Par ailleurs, l’Institut de l’Entreprise va transformer la newsletter « Entreprises En Action » dès cette semaine, afin de l’adapter aux besoins spécifiques de cette nouvelle période.

Parce que chacun dispose de moins de temps pour lire, à présent que notre vie reprend une forme plus habituelle, ce journal de bord des entreprises adoptera désormais un rythme hebdomadaire, avec publication le vendredi. Pour mieux refléter ce qui se passe au sein de l’entreprise, nous en confierons chaque fois la rédaction en chef à un dirigeant emblématique. Cette lettre sera également moins longue, avec seulement trois rubriques au format synthétique, destinées à stimuler notre imagination en cette période de rebond qui exige de chacun une forte dose de créativité. Enfin, cette parution hebdomadaire sera complétée à intervalles réguliers par des éditions spéciales axées sur des sujets prospectifs.

Nous sommes à la croisée des Chemins : prenons le bon !

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