Compte-rendu de la réunion du 20 avril 2005 du Club Penser et Agir Juin 2005
S’il est un constat qui s’impose aujourd’hui, c’est bien celui de la « déprime » des fonctionnaires. Pourtant, ainsi que le note en ouverture Yves Cannac, cette situation a quelque chose de paradoxal. D’abord parce que les fonctionnaires bénéficient d’avantages statutaires importants, qui sont particulièrement précieux dans une période où le chômage est élevé. Ensuite parce que les enquêtes d’opinion montrent qu’une forte proportion de jeunes déclare vouloir travailler dans la fonction publique. Et enfin à cause de l’attachement des Français aux services publics.
Ce paradoxe peut trouver une amorce d’explication dans deux phénomènes distincts. D’une part, les repères traditionnels de l’action publique sont de plus en plus remis en cause : l’impact de la mondialisation et le développement d’une logique de performance conduisent ainsi les agents à s’interroger, souvent de façon douloureuse, sur le sens de leur action. D’autre part, les fonctionnaires vivent au quotidien les déficiences de la gestion des ressources humaines dans l’administration, gestion qui apparaît encore aujourd’hui « terriblement rigide ».
La déprime des fonctionnaires n’a cependant rien d’une fatalité. Des expériences réussies ont été conduites, permettant une véritable dynamisation de la gestion des ressources humaines dans le secteur public.
Dans cette perspective, le Club Penser et Agir a choisi d’auditionner trois personnalités :
- Michel Bernard, directeur général de l’ANPE ;
- Frédéric Petitbon, directeur général délégué d'IDRH ;
- Serge Vallemont, ancien directeur du Personnel du ministère de l’Equipement.
Le Club Penser et Agir animé par Sylvie Trosa, expert en management public, entend réunir tous les acteurs intéressés à la modernisation des pratiques publiques ; ses travaux s’appuieront largement sur l’analyse des expériences conduites hors de France.
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