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Organisation et thèmes d'étude

Notre activité de réflexion se déploie autour des enjeux qui sont au cœur de la relation entre l’entreprise et son environnement.

 

Les groupes de travail et les commissions sont pilotés par un dirigeant d'entreprise et constitués d'experts de l'entreprise, du monde universitaire et de la fonction publique. Ils sont amenés à formuler des recommandations largement diffusées auprès du monde de l'entreprise et des leaders d'opinion.

 

Ces réflexions présentent quatre caractéristiques principales :

  • elles se situent dans le long terme et en amont de celles conduites par d'autres organisations professionnelles ;
  • elles sont fortement enracinées dans les faits et privilégient les études de cas réalisées à partir des expériences concrètes de nos adhérents ;
  • elles incluent la dimension internationale ;
  • elles sont le fruit de débats contradictoires.

Un comité d’évaluation des études a été créé en avril 2010 dont le rôle est de proposer de nouveaux projets, d’en assurer un suivi régulier, et d’en valider la qualité.

 


Programme d'études 2010

 

 

Dans le prolongement du chantier engagé en 2009 sur "l’entreprise de l’après-crise", l’Institut de l’entreprise a choisi de placer l’entreprise – ses valeurs, son fonctionnement, son mode d’organisation, sa relation à ses parties prenantes – au centre de son programme d’études pour l’année 2010 (I).

 

Par ailleurs, l’Institut de l’entreprise souhaite porter la voix des dirigeants d’entreprise dans le débat sur les choix collectifs qui engagent l’avenir de notre économie. Dans la perspective des échéances électorales de 2012, l’Institut de l’entreprise s’attachera ainsi à formuler des propositions sur les politiques publiques qui structurent l’environnement des entreprises (II).

 


I-   PERSPECTIVES POUR L’ENTREPRISE DE DEMAIN


Les nouvelles frontières de l’entreprise – bilan d’une décennie de transformations organisationnelles et perspectives à l’horizon 2020


De nombreuses évolutions ont poussé à rendre plus poreuses les frontières de l’entreprise : logique d’externalisation, qui s’étend aujourd’hui au-delà des seules activités manufacturières ; importance des différents prestataires de conseil dans la prise de décision et la conduite des projets ; montée en puissance des logiques de réseau, notamment dans le processus d’innovation ; succès de l’auto-entreprenariat auprès des salariés, qui accompagne la montée en compétences et expertise de ces derniers. L’objectif de l’étude qui sera conduite par l’Institut de l’entreprise sera d’établir un "retour sur expérience" des transformations induites par ces évolutions sur l’organisation et le management des entreprises concernées. L’étude comportera aussi un volet prospectif sur les transformations à venir au cours des dix prochaines années.

  • Conduite de l’étude : groupe de travail
  • Calendrier de remise des travaux : 4ème trimestre 2010

 


L’entreprise de demain vue par ceux qui la feront


Ce projet s’appuiera notamment sur les contributions reçues dans le cadre du concours étudiant "Le prix de l’entreprise de 2020" et les rapprocher des attentes du monde étudiant à travers un sondage à réaliser. Il servira de point de départ à un dialogue entre étudiants et dirigeants sur les attentes des jeunes vis-à-vis des entreprises et les réponses que celles-ci peuvent apporter. Le projet prendra la forme d’une publication suivie d’un ou plusieurs évènements.

  • Calendrier de remise des travaux : 2ème trimestre 2010

 


Fonds souverains : créer les conditions d’un partenariat équilibré


Avant la crise, les fonds souverains pouvaient apparaître comme des "fonds janus" : d’un côté, ils s’avançaient comme de potentiels partenaires de long terme, plus à même d’épouser la logique industrielle des entreprises que des investisseurs institutionnels classiques dont l’horizon de temps s’est rétracté ; de l’autre, ils étaient aussi des investisseurs ambigus en raison du caractère équivoque de leurs motivations (risque de "nationalisation transfrontalières", logique prédatrice sur les technologies, marques et brevets).

A cette problématique initiale, la crise ajoute deux éléments nouveaux : d’une part, dans un contexte de "lutte pour le capital", les entreprises des pays de l’OCDE auront moins de latitude qu'hier pour "choisir" leurs investisseurs ; d’autre part, la crise a en partie effacé l’illusion qui attribuait aux pays de l’OCDE (et à leurs entreprises) un profil de risque inversement proportionnel à leurs perspectives de rendements.

Certains fonds souverains, échaudés par des investissements malheureux dans de grandes institutions occidentales, se sont déjà adaptés à cette nouvelle donne en réorientant leur stratégie d’investissement vers les marchés émergents. Dans ce nouveau contexte, qui déséqui-libre encore davantage les relations entre entreprises européennes et fonds souverains au profit de ces derniers, comment établir les conditions d’un partenariat respectueux des intérêts des premières ?

  • Calendrier de remise des travaux : 1er semestre 2010

 


Elites publiques, élites privées : renouveler les termes du dialogue


Issues autrefois des mêmes formations (notamment des corps techniques d’Etat), les élites publiques et privées ont vu leurs trajectoires diverger au cours des dernières années. D’un côté, les entreprises ont diversifié leur recrutement et secrètent désormais une élite presque totalement endogène (via la sélection de "hauts potentiels"), dont l’ascension est en grande partie déterminée par sa trajectoire internationale. De l’autre, l’élite issue de la sphère publique s’est vu dessaisir de son pouvoir économique, au profit de leviers essentiellement juridiques ; par ailleurs, son terrain d’opération est resté largement hexagonal. Si cette évolution peut s’analyser comme le signe d’une "normalisation" d’une exception française, elle n’est pas sans effets sur les relations entre les dirigeants d’entreprises et la sphère publique.

S’inscrivant dans le prolongement de la réflexion menée en 2009 sur l’avenir des relations entre sphère publique et les entreprises, dont l’une des conclusions était la nécessité de retrouver une vision partagée des grands enjeux économiques à long terme, cette étude aura pour objet d’établir les conditions d’un dialogue renouvelé entre élites publiques et élites privées.

  • Conduite du projet : enquête ou groupe de travail
  • Calendrier de remise des travaux : 4ème trimestre 2010

 


Le dirigeant de demain : quelle légitimité ? Quelles missions ?


L’étude conduite par l’institut de l’entreprise s’attachera dans un premier volet à déterminer les fondements de la légitimité du dirigeant, qu’ils soient institutionnels ou personnels, ainsi que les sources lui conférant cette légitimité. Elle s’attachera aussi à élaborer les instruments susceptibles de mesurer cette légitimité, et à analyser les effets de celle-ci sur la latitude d’action du dirigeant, ainsi que sur l’efficacité du fonctionnement de l’organisation.

Un second volet portera sur la nature de sa fonction, et les missions qui en découlent. L’analyse tiendra compte, en particulier, de l’extension de la responsabilité sociétale de l’entreprise.

Un troisième volet portera sur les attributions du pouvoir du dirigeant, et, en particulier, sur son rôle dans la prise de décision. Dans un monde économique qui se complexifie, quelle part doit relever de son intuition propre, et quelle place accorder à la confrontation des expertises tant internes qu’externes ?

Des trois volets de cette étude devront découler des perspectives sur le profil du dirigeant de 2020.

  • Conduite du projet : enquête ou groupe de travail
  • Calendrier de remise des travaux : 4ème trimestre 2010

 


 

II-   POLITIQUES PUBLIQUES : VERS UN AGENDA 2012 DE L’ENTREPRISE


Finances publiques : comment éviter la faillite ?


L’explosion de la dette publique et ses conséquences sur la capacité de la sphère publique à remplir efficacement ses missions sera l’un des enjeux majeurs des élections présidentielles de 2012.

La réflexion menée par l’Institut de l’entreprise comportera un double volet, dépenses et recettes. Côté dépenses, cela implique de reproduire la démarche engagée en 2006 par l’Observatoire de la Dépense publique de l’Institut de l’entreprise avec son "Agenda 2012", qui proposait des pistes d’économies budgétaires dans les dépenses de l’Etat, des collectivités locales et de la sécurité sociale à hauteur de 100 milliards d’euros. Côté recettes, il s’agit d’éclairer les grandes questions qui structureront le débat fiscal de 2012, à travers une sorte de "revue générale des prélèvements obligatoires" établie du point de vue des entreprises, i.e. focalisée sur la réforme des prélèvements sociaux et la réforme de la fiscalité des entreprises.

  • Conduite du projet : la réflexion sera menée au sein de la commission Modernisation de la fiscalité et de l’Observatoire de la Dépense publique.
  • Calendrier de remise des travaux : 4ème trimestre 2010

 


Dualisme du marché du travail : les enjeux pour l’entreprise


La dualisation du marché du travail s’est fortement accentuée au cours des dernières années, le développement de nouvelles formes d’emploi permettant aux entreprises de répondre à un besoin accru de flexibilité. Toutefois, l’exemple d’un pays comme le Japon, où cette logique a été poussée à l'extrême, montre les limites associées à un trop grand écart entre les différents statuts d’emplois et les avantages qui y sont associés. Le problème se pose avec d’autant plus d’acuité lorsque la flexibilité ne repose que sur certaines catégories sociales (ex. jeunes, femmes, minorités), et que se dessinent les perspectives d’une période de croissance atone et sans emploi.

L’objet de ce chantier est de proposer des éléments de diagnostic et de solution à ce dualisme sur le marché du travail. A partir d’analyses mêlant données qualitatives et quantitatives, il s’agira ainsi de définir quels moyens mettre en œuvre pour mieux concilier l’impératif de flexibilité dans l’organisation du travail et l’impératif de justice dans l’allocation de droits sociaux.

  • Conduite du projet : chantier sous la conduite de Françoise Gri (Manpower France) et de Patrick Bernasconi (FNTP)
  • Calendrier de remise des travaux : 1er semestre 2010

 


Enseignement supérieur : après l’autonomie, quels enjeux pour 2012 ?


La loi LRU (2007) a consacré le principe d’autonomie des établissements d’enseignement supérieur. Le  rapport Aghion, qui devrait être remis en mars à Valérie Pécresse, et dont une version intermédiaire a été rendue publique fin janvier (L’excellence universitaire : leçons des expériences internationales, janvier 2010), pose de nouveaux jalons – notamment en ce qui concerne la gouvernance des universités. Toutefois, pour des raisons politiques, il n’est pas certain qu’il soit suivi d’une réforme d’envergure avant 2012.

Au-delà de la question de l’autonomie et de celle de la gouvernance des universités, se pose aussi celle de leurs ressources : la mondialisation de l’enseignement supérieur implique une logique de concentration des acteurs et des investissements massifs, face auxquels les dotations publiques dont bénéficient les universités françaises apparaissent bien insuffisantes.

Lors de sa conférence de presse du 14 janvier 2010, le président de la république a appelé à la mise en place d’un système de "contractualisation" permettant de drainer l'argent des entreprises pour contribuer au financement des universités. L’objectif serait ici de "doubler" les montants du grand emprunt affectés aux universités. A ce jour, la définition de ce système de "contractualisation" reste floue ; en particulier, elle laisse de nombreuses questions dans l’ombre : estimations des montants qui pourraient être effectivement levés (au regard, notamment, des comparaisons internationales), intérêt à agir des entreprises, implication de ces dernières dans la gouvernance des universités.

L’objet de cette étude constituera à déterminer les conditions d’un nouvel équilibre entre l’investissement public, d’une part, et la contribution des ménages et des entreprises, de l’autre, dans le financement de l’enseignement supérieur français. 

  • Conduite du projet : enquête ou groupe de travail
  • Calendrier de remise des travaux : 4ème trimestre 2010

 


Travaux récents

Penser l'entreprise de l'après-crise


Alors que la crise a profondément modifié notre environnement économique et social, les entreprises doivent repenser leur rôle et certains de leurs modes de fonctionnement.

Ce projet phare pour l'année 2009 visait à définir collectivement les formes de l’entreprise de demain. A cet effet, 4 chantiers ont été mis en place.

  • Comment favoriser la prise en compte du long terme par l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise ?
  • Comment redéfinir le rôle du manager dans l’entreprise ?
  • Comment définir les relations entre puissance publique et entreprises dans le monde de l’après-crise ?
  • Comment les entreprises peuvent-elles contribuer à la cohésion sociale dans le monde de l’après-crise ?

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L’Union européenne : enjeu stratégique pour les entreprises


L'objectif de ce groupe de travail était de préparer les travaux qui ont été présentés à l'occasion de la 5ème édition des Entretiens Louis le Grand (Université d'été enseignants-entreprises).

 

Alors que la France avait la présidence de l'Union européenne, la question se posait de savoir dans quelle mesure l'espace européen était encore stratégique pour les entreprises françaises. Une vingtaine d'entreprises ont ouvert leurs portes à des enseignants et ont mené une réflexion commune sur l'une de leur problématique interne.

 

Au final, autant d'études de cas concret, comme par exemple : Les PECO, une opportunité pour les entreprises textiles françaises ? ; La PME face au dumping socio-fiscal ; Contraintes et opportunités d’une régulation européenne du transport aérien ; Les opportunités d’une harmonisation dans la définition du service public de transport ; Styles de management et management interculturel ; Modalités et opportunités du dialogue social européen ; etc.

 

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Elections 2007 : les entreprises dans le débat public


A partir du début de l'année 2006, nous avons lancé un vaste chantier qui visait à faire valoir le point de vue de nos adhérents sur les grands dossiers économiques et sociaux au coeur de la campagne présidentielle de 2007.

 

Ce projet comportait trois volets complémentaires :

  • l'animation du débat public autour des enjeux économiques et sociaux sur notre site Débat2007.fr ;
  • la publication d'un ouvrage collectif dirigé par Bernard Spitz et Michel Péberau - C'est possible, voici comment... Lettre ouverte à notre prochain(e) président(e), Editions Robert Laffont ;
  • l'élaboration et la diffusion de 15 propositions de réformes "pour remettre l'économie française sur les rails de la croissance économique et de la cohésion sociale".

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