Pôles de compétitivité : transformer l’essai. Trois propositions pour faire emerger des « silicon valleys » a la française
Les préconisations du rapport Gallois, l’acte III de la décentralisation et le lancement de la phase III des pôles remettent les pôles de compétitivité au
cœur de l’actualité.
À partir de 2005, la mise en place des pôles de compétitivité a constitué une inflexion bienvenue des politiques économiques françaises jusqu’alors fondées
sur de grands programmes industriels pilotés au niveau national. Cette approche traditionnelle, pertinente dans le contexte de l’après-guerre, n’était en
effet plus valide dans une économie internationalisée et dont la performance dépend désormais largement de sa capacité à innover. Dans le contexte actuel,
une stratégie de soutien aux « clusters », à laquelle correspond la politique des pôles de compétitivité, devient essentielle.
L’Institut de l’entreprise préconise, dans le cadre de son « Agenda 2020 de croissance », de consolider la politique des pôles de compétitivité par trois
mesures clés : (1) réduire le nombre actuel de pôles et concentrer leurs efforts sur les secteurs les plus prometteurs ; (2) renforcer leur capacité à
accompagner les innovations et leur commercialisation; (3) y impliquer davantage les grandes entreprises
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>> Lire le communiqué de presse  28/01 2012 La France dans la mondialisation : se protéger ou se projeter ? Par Sophie Meunier
L’élection présidentielle de 2012 l’a confirmé : l’opinion française reste l’une des plus méfiantes du monde à l’égard de la mondialisation. Si la critique à l’égard de celle-ci s’est renforcée partout à la faveur de la crise de 2008, elle prend dans l’Hexagone une tournure singulière. La France, l’un des principaux acteurs de la mondialisation, et qui a amplement contribué à en définir les contours et les règles, montre néanmoins un consensus sans faille au sein sa classe politique à n’en voir que les effets négatifs et à entretenir l’idée d’une France victime, qu’il faudrait protéger.
Dix ans après Le Nouveau défi français, coécrit avec Philip Gordon, aujourd’hui soussecrétaire aux relations européennes de l’administration Obama, Sophie Meunier revient sur cette singulière exception française pour en analyser les évolutions. Depuis le début des années 2000, la perception négative à l’égard de la mondialisation s’est répandue au-delà du seul altermondialisme, et la « démondialisation » s’est enracinée à gauche comme à droite. Elle se teinte également d’une remise en cause de l’Europe, jugée impuissante, et qui conduit à la revendication du protectionnisme européen ou national. Enfin, elle s’infléchit par le remplacement de son traditionnel antiaméricanisme culturel par la peur de l’hégémonie chinoise.
Face aux idées reçues, Sophie Meunier rappelle que certains de nos voisins, pourtant soumis aux mêmes contraintes externes, ont mieux réussi que nous. C’est en menant une stratégie vigoureuse de projection, plutôt que de protection, que la France pourra maintenir sa place et sauvegarder ses standards, en particulier sociaux.
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 28/01 2012 Des salariés engagés : qualité du management et performance de l’entreprise Par Hubert Landier
La conflictualité au travail a connu une nette décrue en France. Toutefois, le mécontentement des salariés s’exprime plus volontiers par le biais de réactions individuelles de désengagement. Si cette évolution peut-être en partie imputable à des causes extérieures à l’entreprise, l’organisation et le management doivent être également examinés : mauvaises relations avec les supérieurs hiérarchiques ou les autres collègues, manque de reconnaissance, manque d’accès des salariés à la vision d’ensemble… Comprendre ce phénomène de désengagement et y répondre apparaît comme une nécessité pour les entreprises, au regard des coûts générés par un tel phénomène.
Pour Hubert Landier, auteur de la note de l’Institut de l’entreprise Des salariés engagés : qualité du management et performance de l’entreprise, cette réponse passe par la restauration du sens du travail et un dialogue social de qualité.
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 Le choix de l'entreprise. Comment la France peut s'inspirer de l'Allemagne Par Alain Fabre
Dans le cadre de sa réflexion sur la compétitivité de l’économie française, l’Institut de l’entreprise publie une note comparative des modèles économiques français et allemand.
Au coeur des divergences structurelles de ces deux pays, expliquant l’écart de performance économique, demeure la question de la place accordée à l’entreprise. Facteur clé du développement économique allemand, l’entreprise est renvoyée à un second rôle dans le modèle français, l’Etat conservant un rôle prépondérant.
La France devrait opter pour une politique de l’offre et un meilleur partage de la valeur ajoutée afin de renforcer la structure financière de ses entreprises. En effet, la prospérité économique sur le long terme dépend prioritairement de la capacité de l’entreprise à accumuler des fonds propres nécessaires à l’investissement et à l’innovation.
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 POUR UN CHOC DE COMPÉTITIVITÉ
Par l'Institut de l'entreprise
La dégradation continue de la balance commerciale de la France depuis le milieu des années 2000 inquiète dirigeants d’entreprises et décideurs publics et met depuis plusieurs années le thème de la compétitivité du pays au centre des débats socioéconomiques. Toutefois, les causes profondes de cette dégradation ne font pas l’objet d’un consensus. La notion même de compétitivité est débattue, son acception variant au gré des travaux de recherche qui lui sont consacrés.
Malgré les nombreuses publications traitant ce sujet – ou peut-être en raison même de la multiplicité de ces travaux – une triple interrogation demeure : comment apprécier l’état de la compétitivité de la France ? Quels principaux facteurs contribuent à l’affaiblir ? Et surtout, quelles actions seraient susceptibles d’inverser la tendance actuelle ?
C’est pour répondre à ces questions que l’Institut de l’entreprise a mené au cours de ces derniers mois une réflexion sur la compétitivité française, en y associant dirigeants du secteur privé et dirigeants de la haute fonction publique. Le présent rapport ne prétend pas traiter la question de la compétitivité de façon exhaustive. Il se donne pour but d’apporter une vision synthétique et partagée par les décideurs publics, comme par ceux du secteur privé, et se propose d’alimenter la réflexion collective sur ces questions complexes, et parfois controversées, en soumettant au débat public un certain nombre de propositions de court et moyen termes susceptibles de remédier aux principales faiblesses structurelles dont pâtit la compétitivité française.
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