Fonds souverains : créer les conditions d’un partenariat équilibré  Ce rapport de l’Institut de l’entreprise est le fruit d’une enquête menée entre mai et août 2010, auprès de nombreux représentants des grandes entreprises françaises et d’autres acteurs du monde économique et financier. L’objectif est de recueillir la position de ces acteurs sur les fonds souverains et de faire émerger, dans la mesure du possible, une position de place sur l’attitude à tenir à leur égard.
Les besoins en capitaux des grandes entreprises françaises seront en effet importants dans les prochaines années tant pour permettre aux acteurs économiques la poursuite de leur développement dans les économies émergentes à forte croissance que pour faire face aux nouvelles règles prudentielles dans le secteur financier. Pour autant, le niveau et la structure de l’épargne nationale, l’absence de fonds de pension nationaux et la modestie des moyens des grands acteurs institutionnels pourraient priver les acteurs économiques d’investisseurs de long terme, stables et pourvoyeurs de capitaux à grande échelle.
L’arrivée de capitaux de fonds souverains dans l’économie française, qui a pris un essor relatif dans les dernières années mais encore modeste au regard des participations prises dans les entreprises anglo-saxonnes ou allemandes, doit donc être considérée de façon positive. Les craintes qui ont pu être émises sur les risques de délocalisation des emplois, des technologies ou des centres de décisions des entreprises françaises doivent naturellement ne pas être ignorées, mais elles sont restées très largement virtuelles à ce stade. L’enjeu aujourd’hui pour les économies européennes est donc moins de se protéger contre l’afflux d’investissements de fonds souverains que de se prémunir contre le risque d’un relatif désintérêt de ces fonds originaires de pays émergents.
Cette réflexion, placée sous l’autorité de Jean-François Théodore, administrateur de NYSE-Euronext, est conduite par Thibaut Sartre, directeur de la stratégie financière, de l’immobilier et de la modernisation (DSFIM) du CNRS.
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 Financement de l'enseignement superieur : quel rôle pour les entreprises ? En 2007, la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) a consacré le principe d’autonomie des établissements d’enseignement supérieur. Le rapport Aghion, remis en janvier 2010 à Valérie Pécresse, a posé de nouveaux jalons. Au-delà de la question de l’autonomie et de celle de la gouvernance des universités, se pose aussi celle de leurs ressources : la mondialisation de l’enseignement supérieur implique une logique de concentration des acteurs et des investissements massifs, face auxquels les dotations publiques dont bénéficient les universités françaises apparaissent bien insuffisantes.
Lors de sa conférence de presse du 14 janvier 2010, le président de la République a appelé à la mise en place d’un système de « contractualisation » permettant de drainer l’argent des entreprises pour contribuer au financement des universités. L’objectif serait ici de « doubler » les montants du grand emprunt affectés aux universités. À ce jour, la définition de ce système de « contractualisation » reste floue. En particulier, elle laisse de nombreuses questions dans l’ombre : estimation des montants qui pourraient être effectivement levés (au regard, notamment, des comparaisons internationales), intérêt à agir des entreprises, implication de ces dernières dans la L’objet de l’étude initiée par l’Institut de l’entreprise, et conduite par Pierre-André Chiappori, Professor of Economics à Columbia University (New York), entend déterminer les conditions d’un nouvel équilibre entre l’investissement public, d’une part, et la contribution des ménages et des entreprises, de l’autre, dans le financement de l’enseignement supérieur français.
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>> Télécharger la fiche synthèse  Flexibilité responsable. Dépasser le dualisme du marché du travail  |  | |
Le développement de la flexibilité de l’emploi offre aujourd’hui aux entreprises la souplesse indispensable pour affronter un environnement instable et répondre aux demandes de clients de plus en plus exigeants. Il faut ainsi abandonner une vision « honteuse » de la flexibilité pour l’aborder de façon pragmatique, accepter ce fait économique et social afin de mieux l’aménager. En effet, si la flexibilité est nécessaire, toutes ses formes ne se valent pas, ce qu’établit diagnostic détaillé rédigé par Charles de Froment, auteur du rapport et spécialiste de l’histoire des formes d’emploi dites « précaires ». Et d’énoncer les fondamentaux de la « flexibilité responsable », solutions alternatives visant à combiner la flexibilité de l’emploi avec des formes de protection adaptées et plus équitables. Les propositions du rapport ont été élaborées en croisant ce diagnostic avec les suggestions des nombreux praticiens rencontrés lors de la rédaction, et des président et vice-président de l’Institut de l’entreprise, Xavier Huillard et Françoise Gri, qui ont co-dirigé ce rapport.
>> Télécharger l'étude  Les nouvelles frontières de l’entreprise de quelques idées reçues sur la création de valeur Les dernières décennies ont été l’occasion d’une profonde transformation des entreprises, tant en ce qui concerne leur organisation, leur management et leur stratégie.
Plusieurs phénomènes ont ainsi conduit à la reconfiguration du processus de création de valeur, et des modèles économiques qui y sont associés : émergence du client au centre des organisations, éclatement géographique de la chaîne de valeur permise par la libéralisation des échanges commerciaux avec les pays du Sud, apparition du low cost, montée en puissance de l’économie numérique, etc.
Pour autant, ces phénomènes demeurent encore largement incompris, tant par les pouvoirs publics que, plus largement, par l’opinion. Il en résulte un certain nombre d’idées reçues dont les effets sont préjudiciables, dès lors qu’elles conduisent à l’élaboration de réglementations (en matière de droit de la concurrence ou de droit du travail par exemple), de politiques publiques (de soutien à l’innovation, à l’exportation, etc.) inadaptées, ou d’anathèmes lancés contre certaines stratégies d’entreprises dont le bénéfice pour le territoire français est pourtant réel sur le long terme.
Quels sont ces schémas établis qui conditionnent les représentations communes de l’entreprise ? Quels sont les nouveaux processus de création de valeur qui les invalident ? Pilotée par Mathieu Courtecuisse, président de SIA Conseil, cette étude vise à répondre à cette double interrogation, à travers la description d’une quinzaine de cas de transformation d’entreprises.
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